RESPONSABILITE SANTE SECURITE AU TRAVAIL CHANTIER

Un syndicat professionnel FUPR nous analyse un arret de la Cour:

La question posée à la Cour de cassation est la suivante : les entreprises concernées peuvent-elles être tenues pénalement responsables d’un accident mortel survenu lors d’une opération de maintenance, au regard des obligations de prévention des risques professionnels ?

Le syndicat propose :préconisations pour les coordonnateurs en SPS et les maîtres d’ouvrage:

  • Clarifier les contrats pour distinguer les obligations des prestataires et des entreprises de travaux.
  • Appliquer rigoureusement la législation (articles L. 4531-1, L. 4121-2, L. 4532-9 du Code du travail).
  • Veiller à ce que les entreprises respectent leurs obligations en matière de PPSPS et de gestion des interférences chantier.
  • S’assurer que les coordonnateurs en SPS restent dans leur rôle de coordination et de conseil, sans être assimilés à des responsables de sécurité.
  • Garantir une traçabilité des responsabilités via des documents de prévention bien définis, en conformité avec les circulaires et la jurisprudence

    Conclusion du syndicat:

    • L’arrêt du 14 janvier 2025 renforce l’exigence de gestion des risques et clarifie les responsabilités respectives des entreprises et des prestataires. Il rappelle que la coordination en SPS est une mission de prévention et non une responsabilité directe de la sécurité. Une meilleure organisation des interventions sur chantier, ainsi qu’une clarification des obligations contractuelles, sont essentielles pour limiter les risques juridiques et assurer une sécurité optimale des opérations. Cet arrêt devra être confirmé par la chambre sociale de la Cour.

    Source: Analyse FUPR

      DOE DIUO DMLT

      « Le DIUO n’est pas un document de maintenance, mais il rassemble, sous bordereau, les documents techniques, plans et notices permettant de faciliter les interventions ultérieures sur l’ouvrage.

      La gestion des fiches de maintenance et de suivi des équipements relève exclusivement du service de maintenance de l’exploitant, conformément aux obligations imposées par le Code du travail.

      Le DIUO est structuré en deux phases :

      1-Conception, où le coordonnateur agit en tant que conseil et retranscrit les principes généraux de prévention dans ses préconisations.

      2-Réalisation, où il effectue un recollement pour vérifier la prise en compte des avis formulés en conception.

      Pour garantir la conformité et la sécurité, il est essentiel que le service de maintenance soit impliqué dès la réception de l’ouvrage.

      Ainsi, l’ouvrage doit être considéré comme une entité technique analogue à une machine, et son entretien doit s’inscrire dans une démarche proactive de prévention des risques et de conformité. »

      Source:https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:ugcPost:7279538195237679105/

      Hôpital & chantier interférences…Hygiéniste/Coordonnateur

      agent infectueux

      HOPITAL-CHANTIER-SÉCURITÉ-SÛRETÉ, la interférence co-activité des activités

      Le risque infectieux existe à l’hôpital en plus des risques chantiers quand il y a des travaux.

      L’hygiéniste et le Coordonnateur travaillent ensemble dans la phase conception.

      A ce propos, il y a de faire faire évaluer la co-activité des activités pour :

      1-Assurer la sécurité et la sûreté par une traçabilité des accès à l’hôpital et le chantier. Certaines personnes malveillantes peuvent utiliser un chantier pour manifester « la terreur » idéologisée. Nous avons interrogés des coordonnateurs (voir contrôle d’accès CSPS) qui ont constaté que la gestion des accès était nulle notamment pour le contrôle des papiers professionnelles carte OPPBTP et autorisation de présence sur le territoire nationale.

      2-L’Etablissement, avec notamment le service de restauration et ses livraisons, il y a une réel co-activité (voir co -activité chantier)

      3-L’Accès des secours, et les autres chantiers qui ne sont pas soumis à la mission de coordination.

      Notamment il est étudié le circuit des gravats, le cheminement des ouvriers, et il est instauré le port de « sur chaussure » et « blouse » pour éviter la propagation de poussière.

      En effet « Les travaux de construction ou de transformation provoquent des émanations importantes de poussière fine qui sont susceptibles de véhiculer des micro-organismes dangereux, parfois mortels pour les patients, tels que les Aspergilluspp. De plus, ces émanations peuvent également engendrer une contamination du matériel contenu dans les locaux de stockage (matériel stérile, pharmacie, injectables).

      Cette fiche technique s’applique à tous les travaux et chantiers affectant des secteurs de l’hôpital où les patients sont hospitalisés ou transitent. »

      Source: »https://www.hpci.ch/ »

      Analyser les risques par exemple comme cette grille (Cliquer sur le lien).

      D’autre part, « L’INRS fait part dans sa base de données EFICATT des « Expositions fortuites à des agents infectieux et conduite à tenir en milieu de travail ».

      C’est un outil créé à l’initiative du département Etudes et assistance médicales de l’INRS, en collaboration avec le GERES (Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux). » Source: INRS

      Source image: INRS

      Témoignage: J-F de Richemont, Ingénieur Conseil CSPS

      Immigration et chantier

      Nous avons lu ce qui suit:

      POUR INFORMATION

      Travail « au noir » dit dissimulé

      AFFAIRES | Contrat – Responsabilité
      IMMOBILIER | Construction | Marchés de travaux

      Source : par Xavier Delpech

      Il est rappelé par celui-ci:

      « L’entrepreneur principal doit soumettre ses sous-traitants à l’accord du maitre d’ouvrage (Art 3 de la loi) pour intervenir dans l’ouvrage concerné. Aussi l’article 14-1 dispose que : « le maître de l’ouvrage doit, s’il a connaissance de la présence sur le chantier d’un sous-traitant n’ayant pas fait l’objet des obligations définies à l’article 3 mettre l’entrepreneur principal ou le sous-traitant en demeure de s’acquitter de ces obligations ».

      Que faire alors?

      « L’article 324-14-1 du Code du travail oblige le donneur d’ordre à écrire lettre recommandée avec accusé de réception, pour faire cesser la situation.

      « Il appartient au maître de l’ouvrage de veiller à l’efficacité des mesures qu’il met en œuvre pour satisfaire aux obligations mises à sa charge par l’article 14-1 de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975, sous peine d’engager sa responsabilité délictuelle vis-à-vis du sous-traitant. »

      Source: Dalloz

      https://www.dalloz-actualite.fr/essentiel/sous-traitance-obligation-de-mise-en-demeure-du-maitre-de-l-ouvrage#.YRau3YgzZPY

      La situation est confirmé par le monde :

      Un article du Monde explique pourquoi le travail au noir est un model de fonctionnement à la française.

      Il n’y a pas assez d’Inspecteur du travail et de contrôleur Ursaff pour contrôler.

      Aussi les entreprises disparaissent après trois ans d’exercice.

      Le travail au noir est officiel en France il est constaté dans les chantiers lors de passage en Coordonnateur en SPS.

      « Travail au noir : l’Etat peine à recouvrer les sommes dues

      Malgré un bilan historique en matière de lutte contre le travail dissimulé, le ministre délégué aux comptes publics, Thomas Cazenave, a annoncé vouloir aller « plus loin » pour éviter des pertes de ressources loin d’être anodines. »

      Un reportage explique tout:

      https://www.france.tv/france-5/travail-au-noir/13139-le-monde-en-face-travail-au-noir.html

      Source: Le monde

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/03/14/travail-au-noir-l-etat-peine-a-recouvrer-les-sommes-dues_6221974_823448.html

      Source: Jean-François de Richemont Gestion des risques Expert en prévention

      L’inspecteur du travail audite les moyens de la mission du coordonnateur en SPS

      Qui sont les auditeurs externes réglementaire de la mission de coordination dans le BTP: Les inspecteurs du travail.

      Il contrôle l’effectivité de la  coordination:

      « A partir de textes complexes à mettre en place, il est nécessaire de cadrer le dispositif pour éviter qu’il ne devienne évanescent. Là, le rôle de l’inspecteur du travail consiste à :

      •  contrôler que les documents prévus par la réglementation sont tenus. Par exemple, sur le registre journal de la coordination, véritable tableau de bord en matière de sécurité et de protection de la santé, doivent être consignés, toutes observations, propositions, litiges avec les différents intervenants de l’opération. Le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et les entreprises ont accès à ce registre. Le coordonnateur doit le conserver pendant cinq ans.

      Le coordonnateur doit, par ailleurs, être destinataire des plans particuliers de sécurité et de protection de la santé, établis par chacune des entreprises appelées à intervenir. Son travail consiste à les mettre en harmonie avec le plan général de coordination SPS.

      Il veille à l’établissement du dossier d’intervention ultérieur sur l’ouvrage établi dans le but de faciliter les interventions d’entretien et de maintenance ;

      •   vérifier que le temps passé par le coordonnateur SPS sur l’opération est bien effectif. Souvent, il y a une différence sensible entre le temps prévu contractuellement et le temps passé réellement sur le chantier ;

      •    vérifier le respect des éléments constitutif de la mission, c’est-à-dire si
      les inspections préalables et les réunions de chantier ont eu lieu ;
      •   à partir du déroulement du chantier, analyser l’autorité et la compétence effectives du coordonnateur. » Source: Martine Bellemere
      hashtag#Inspection_du_Travail revue technique n° 278 – apave 1997

      Lu chez:@jean-francois_de_richemont

      Inspection commune préalable (ICP) et non VIC

      Nous nous sommes déplacé sur le terrain.

      Nous avons rencontré des préventeurs et des coordonnateurs.

      L’inspection commune est une étape obligatoire par le code du travail avant d’intervenir chez un client qui est un établissement (employeur en activité) et ou un chantier.

      Oui nous le savons ce n’est pas les même réglementation qui s’applique.

      Il est bien question de prévention.

      Comme nous a indiqué un ingénieur en sécurité Coordonnateur (Monsieur de Richemont), il serait plus simple de créer un document de prévention général tout autant obligatoire.

      En effet nous le citons:

      « De toute manière l’obligation de prévention existe pour tous les salariés. La responsabilité pénale est la même dès lors que l’obligation est de droit et d’ordre public. Le non respect de l’obligation de prévention est une inobservation de la règle de prévention. Les principes de prévention sont obligatoires pour tout employeur ».

      En effet, il y a lieu de rappeler l’obligation d’évaluer les dangers dans les entreprises.

      En fonction du danger évaluer, qui permet d’aborder le risque, il est nécessaire d’assurer les diligences normales pour appliquer les règles de prévention. D’une manière simpliste, il est à rappeler que supprimer le risque est la première obligation , après obliger les protections collectives en lieu et place des protections individuelles.

      Monsieur Jean-François de Richemont, nous dit à la cantonade « pourrions nous imaginer aujourd’hui une voiture sans ceinture ».

      C’est la même chose pour la prévention des risques des dangers professionnels.

      Pour cela nous vous invitions à consulter le document de la Carsat : Inspection commune préalable.

      « Travail au noir  » officiel

      Un article du Monde explique pourquoi le travail au noir est un model de fonctionnement à la française.

      Il n’y a pas assez d’inspecteur du travail et de contrôleur Ursaff pour contrôler.

      Aussi les entreprises disparaissent après trois ans d’exercice.

      Le travail au noir est officiel en France.

      « Travail au noir : l’Etat peine à recouvrer les sommes dues

      Malgré un bilan historique en matière de lutte contre le travail dissimulé, le ministre délégué aux comptes publics, Thomas Cazenave, a annoncé vouloir aller « plus loin » pour éviter des pertes de ressources loin d’être anodines. »

      Aussi un reportage explique tout:

      https://www.france.tv/documentaires/societe/13139-le-monde-en-face-travail-au-noir.html

      Source: Le monde

      Grand Paris…Puits =Espace confinés

      Lors d’un échange avec un expert en #gestion des risques, un ingénieur (IPF) coordonnateur SPS monsieur Jean-François de Richemont, il nous a indiqué qu’il était rarement pris en compte les espaces confinés.

      Il semble qu’il est insuffisamment pris en compte le besoin de renouvellement d’air par l’apport d’air frais.

      Les puits dans les travaux du #Grand Paris notamment attirent notre attention afin que les #CMR en fond de puits et ou de tunnel ne puisse pas être un facteur de non prise en compte de danger.

      Pour cette raison, il es nécessaire de rappelé ce qu’est un espace confiné.

      « Le travail en espaces confinés (espaces totalement ou partiellement fermés) présente des risques spécifiques d’asphyxie, d’intoxication, d’incendie et d’explosion. Ce guide détaille la démarche de prévention à mettre en oeuvre lors lors de travaux en espace confiné.
      Au sommaire du guide :
      – définitions,
      – nature des risques (asphyxie et/ou intoxication, incendie et explosion),
      – démarche de prévention (consignation, mesure de l’état de l’atmosphère intérieure, assainissement pour pénétration et intervention, pénétration sans assainissement, permis de pénétrer),
      – principes et techniques d’assainissement accompagnés d’exemples pratiques,
      – en annexe : exemples d’accidents.
      Document établi par un groupe de spécialistes des CARSAT, de la CRAMIF et de l’INRS. »

      Source: https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%20703

      Mesurer l’implication en prévention des entreprises : élaboration d’un cadre conceptuel

      « L’enquête européenne sur les risques nouveaux et émergents en entreprises (ESENER) a montré que les actions préventives sur le lieu de travail sont souvent perçues comme un enjeu de satisfaction des contraintes réglementaires. Les bénéfices économiques et sanitaires de la prévention sont peu documentés et laissent la voie à une perception négative dominante des efforts à allouer en santé et bien-être au travail comme entraînant des dépenses improductives. Dans la perspective d’étudier la relation entre le degré d’implication des entreprises en prévention et l’état de santé de leurs employés, d’une part et leur performance, d’autre part, une étude qualitative a été conduite en 2018 en France auprès de 5 médecins du travail, 5 DRH et 5 membres du CHSCT pour tenter de caractériser au mieux les efforts en prévention. Les résultats des entretiens semi-directifs conduits à la base d’un modèle conceptuel hypothétique ont permis d’identifier les principales variables à documenter dans un questionnaire quantitatif qui, à terme servirait de base de construction d’un score d’implication en prévention. Ces travaux ouvrent ainsi la voie vers un instrument à destination des entreprises qu’elles peuvent utiliser comme (i) « thermomètre » pour quantifier au mieux leurs efforts en prévention, (ii) « balance » pour allouer pertinemment leurs ressources humaines et matérielles en prévention et (iii) « benchmark » pour se positionner par rapport à ce qui est fait dans les autres entreprises de même taille et même secteur d’activité. »

      Source:Laura TEMIME | Laboratoire Modélisation, Epidémiologie et Surveillance des risques sanitaires | Cnam